
Engagement, inclusion, transmission
L'humain
avant tout
Il y a, dans mon parcours, un fil invisible qui relie tout : l'humain. Avant les titres, avant les scènes, avant les projecteurs, il y a cette conviction simple : nous sommes des êtres fragiles, imparfaits, capables de tomber, de nous relever et surtout de nous tendre la main.
J'aime profondément le mot humain. Il contient nos contradictions, nos erreurs, notre vulnérabilité et notre capacité extraordinaire à aimer. Être humain, c'est ne pas être parfait. C'est respirer, dormir, douter, perdre le contrôle parfois — et continuer malgré tout à chercher le lien.
Mon engagement humanitaire n'est donc pas une image que je porte. Il est une partie de mon histoire. Il est né dans la douleur, s'est construit dans le service et continue aujourd'hui de prendre forme à travers ma voix.
Une fragilité qui nous unit
Nous ne maîtrisons pas nos vies
Nous aimons croire le contraire. Pourtant, notre existence nous le rappelle sans cesse : nous avons besoin de dormir, nous avons besoin de respirer. Notre attention se fatigue, notre corps nous impose ses limites, notre cœur traverse des saisons que nous ne décidons pas toujours.
Cette fragilité n'est pas une faiblesse. Elle est ce qui nous rend capables de comprendre l'autre. Elle nous apprend l'empathie, la compassion, la patience. Elle nous rappelle qu'une erreur ne devrait pas toujours devenir une condamnation, qu'une chute ne devrait pas définir une personne, et qu'un être humain ne devrait jamais être réduit à son moment le plus difficile.
C'est cette philosophie qui guide mon engagement. Je veux utiliser la visibilité que mon parcours artistique m'a donnée pour rappeler que derrière chaque chiffre, chaque statistique, chaque dossier et chaque histoire, il y a une personne qui ressent, qui espère et qui mérite d'être considérée.

Haïti · 2010
Là où tout
a commencé
Mon engagement est profondément lié au tremblement de terre de 2010. Après cette catastrophe, j'ai connu la perte de mes deux sœurs et l'expérience des camps. Dans cette période où tout semblait avoir perdu sa forme, j'ai aussi découvert quelque chose de très fort en moi : le besoin d'aider.
Je veux redonner, à ma manière, une petite partie de tout ce que ce pays m'a donné : ce que ma mère m'a transmis, ce que ma famille et mes amis m'ont offert, et tout ce que les personnes rencontrées sur mon chemin ont déposé dans ma vie.
J'ai notamment ramené auprès de ma mère la mère de mes deux sœurs. Ce geste, pour moi, n'était pas extraordinaire. Il était simplement humain. Quand tout s'effondre autour de nous, il reste parfois une chose que nous pouvons encore choisir : ne pas laisser quelqu'un seul.
« Je crois à une humanité qui ne demande pas la perfection pour offrir de la dignité. »
Mes engagements
Donner une voix à ceux qu'on entend moins
Quatre lieux où je donne de mon temps, avant celui que j'ai fondé. Ils sont différents dans leur forme, mais ils portent la même question : que pouvons-nous faire de notre place pour que quelqu'un d'autre ait un peu plus de lumière ?
UNICEF Canada
Les enfants doivent être protégés, entendus et considérés comme des êtres porteurs de droits, de rêves et d'avenir.
unicef.caFondation canadienne des femmes
Parler des enjeux qui touchent les femmes, la dignité et la sécurité, c'est déjà refuser le silence.
canadianwomen.orgInclusion Solidaire
L'inclusion, c'est faire en sorte que la personne qui entre sache qu'elle a réellement sa place.
Loop Musique
Transmettre reste pour moi une affaire de proximité : une voix ne s'apprend pas en série, elle se cherche à deux.
loopmusique.ca
Enseigner de près
Une voix
se transmet
« Nous savons tous chanter. Nous avons tous une voix. Il faut juste la trouver. » Ce que je dis à mes élèves est ce que je porte partout ailleurs : la conviction que rien ne remplace la présence.
Fondatrice · Yama Laurent Fondation
Le bonheur comme droit humain
Une initiative née d'une idée simple : le divertissement, la musique et le bonheur ne devraient pas être réservés à ceux qui peuvent se déplacer, acheter un billet ou accéder facilement aux lieux culturels.
Aller vers celles et ceux que la culture n'atteint pas : les prisons, les résidences pour aînés, tout lieu où une présence artistique peut apporter quelque chose.
La Fondation sur FacebookUne chanson peut réveiller un souvenir. Une mélodie peut rendre une journée moins lourde. Un spectacle peut rappeler à quelqu'un qu'il n'est pas invisible.
« Chaque personne mérite son petit grain de bonheur. »
Ma voix comme outil
Transmettre, pas seulement chanter
Je suis une artiste, mais je ne veux pas que mon métier s'arrête à la performance. Ma voix est un instrument musical, mais elle est aussi un instrument de transmission. Elle peut raconter, rassembler, questionner et créer un espace où l'on se reconnaît.
Je viens d'un parcours marqué par Haïti, par la perte, par la reconstruction, par la médecine, par la musique, par les rencontres et par l'accueil reçu au Québec et ailleurs dans le monde. Tout ce que j'ai traversé m'a appris qu'une vie n'est jamais seulement une histoire individuelle.
Nous sommes faits des mains qui nous ont aidés, des voix qui nous ont encouragés, des personnes qui nous ont accueillis, des rencontres qui nous ont changés. Alors, lorsque la vie me donne une plateforme, je veux essayer d'en faire une passerelle.
Je ne veux pas seulement être regardée. Je veux regarder à mon tour. Je ne veux pas seulement être entendue. Je veux écouter. Je ne veux pas seulement recevoir. Je veux transmettre.
Une vision
L'unité par l'empathie
Je rêve d'un monde où la différence ne crée pas automatiquement la distance. Un monde où l'on comprend que l'autre peut penser autrement, vivre autrement, tomber autrement — et rester digne d'amour et de respect.
Pour moi, l'unité ne signifie pas que nous sommes identiques. Elle signifie que nous décidons de ne pas laisser nos différences nous empêcher de prendre soin les uns des autres.
Mon ambition est simple, mais elle est immense : laisser derrière moi une trace de solidarité.
Mot de fin
Je suis humaine
Je ne prétends pas avoir toutes les réponses. Je fais des erreurs. J'apprends. Je tombe parfois. Je recommence. Et c'est précisément pour cela que je crois à l'humain.
Si ma voix peut donner du courage à un enfant, de la dignité à une femme, un instant de joie à une personne incarcérée, un souvenir heureux à une personne âgée, ou simplement rappeler à quelqu'un qu'il compte, alors cette voix aura trouvé sa véritable raison d'être.
Notre plus grande richesse n'est pas ce que nous possédons. C'est ce que nous sommes capables de donner lorsque nous reconnaissons notre propre fragilité dans celle de l'autre.